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Aujourd’hui, nous remontons le temps jusqu’au 8 mai 1888. Ce jour-là, un évènement tragique a eu lieu dans le quartier Velotte de Besançon.

 

Je vais retrouver Julie CHORVOT (sosa 35) que j’avais observé lors du rendez-vous ancestral n°3.

 

- Bonjour Julie, vous avez bien changé depuis la dernière fois que nous nous sommes croisées.

 

- Bonjour, je n’ai pas souvenir de vous avoir déjà vue !

 

- C’était il y a neuf ans, vos voisines vous expliquaient leur métier qui est devenu le vôtre par la suite. Je m’appelle Aline, mes enfants sont vos descendants.

 

- Quelle est cette histoire ! Mes fils sont encore des enfants et je n’ai que vingt-sept ans donc vous avez dû vous tromper de personne. Et ce n’est pas le jour pour m’embêter avec des histoires farfelues.

 

- En effet, vos enfants sont encore jeunes et votre fille qui sera l’ancêtre de mes enfants n’est pas encore né. Je ne vous en dirai pas plus sur lui ou votre avenir mais aujourd’hui, 135 ans nous séparent.

 

A cette époque, Julie est mariée à Emile François DESCHAMPS qui décèdera deux ans plus tard. En 1895, elle épousera Gustave RATTE et ils auront deux enfants dont Marguerite Ernestine RATTE (maman de Jean ROY, arrière grand-père de mes enfants).

 

- Je sais que votre père a disparu depuis plusieurs jours.

 

- J’allais justement chez ma mère pour savoir si elle avait des nouvelles, mais vu que vous venez soi-disant du futur, vous pourriez me dire si mon père va revenir ?

 

- Comme je vous l’ai dit, je ne peux rien vous dévoiler mais par contre je peux vous accompagner chez votre mère.

 

- Alors venez, mais ne dites rien sur vous à ma mère.

 

Nous quittons son appartement au 38 grande rue à Besançon pour se rendre dans la rue parallèle, au 11 rue du Chateur (qui fait partie aujourd’hui de la rue des Granges).

 

RDV ancestral n°18 – La mort d'Alexandre CHORVOT

- Bonjour maman, je suis venue avec une amie, Aline.

 

- Bonjour madame, enchantée.

 

- Toujours aucune nouvelle ?

 

Louise Marguerite a l’air exténuée, elle a des cernes sous les yeux comme si elle n’avait pas dormi depuis des jours.

 

- Non, toujours rien. Tu sais comme je te l’ai dit, cela fait douze jours maintenant qu’il a disparu, j’aimerais au moins qu’on me ramène son corps et que nous puissions dignement l’enterrer.

 

- Mon père, Alexandre, a disparu depuis le 26 avril, me raconte Julie. Monsieur Faivre, qui est cantonnier, a trouvé deux jours après la casquette et le tablier de mon père le long du Doubs. La police pense qu’il s’est suicidé. Pourtant, il avait l’air en forme. Il est parti travailler comme d’habitude mais le soir il n’est pas rentré.

 

Le Petit Comtois - 29 avril 1888

Le Petit Comtois - 29 avril 1888

- Rien dans son comportement ne pouvait vous laisser penser à untel acte. Il était dans un état second dans lequel il ne pensait plus à rien, ses pensées étaient trop sombres.

 

A cet instant, on frappe à la porte. Louise va ouvrir, deux policiers et le maire se tiennent devant elle. Elle les fait entrer mais nous avons toutes compris ce qu’ils sont venus lui dire. Julie prend sa mère dans ses bras pendant que le maire lui annonce la terrible nouvelle.

 

Le Petit Comtois - 9 mai 1888

Le Petit Comtois - 9 mai 1888

Une fois les annonceurs partis, je leur fais mes adieux également, les laissant pleurer leur cher époux et père. Elles doivent à présent prévenir les frères et la sœur de Julie et préparer les funérailles.

 

RDV ancestral n°18 – La mort d'Alexandre CHORVOT
Tag(s) : #RDV Ancestral
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